Dans les Treize colonies, il y avait deux types de fermiers prospères. Les plus nombreux étaient les yeomen, ou cultivateurs indépendants. Ils participaient aux réunions politiques locales. Ce groupe social était semblable aux paysans canadiens, mais ils étaient un peu plus riches car ils n’avaient pas besoin de payer de rentes seigneuriales.

Les gentlemen farmer étaient moins nombreux que les yeomen. Ces grands propriétaires étaient venus en Amérique avec assez d’argent et ils connaissaient les bonnes personnes pour obtenir de grandes terres. Ils ne labouraient pas eux-mêmes, mais engageaient des ouvriers ou ils achetaient des esclaves pour cultiver leurs grands domaines.

Les gentlemen farmer avaient beaucoup de temps libre pour s’amuser et ils avaient une vie sociale très active. Ils encourageaient la ville culturelle avec des soirées, des bals, des pièces de théâtre, etc. Leurs enfants allaient étudier dans les collèges et universités coloniales (Harvard, Yale, William and Mary) ou dans les écoles anglaises. Les gentlemen farmer formaient l’élite sociale et politique des Treize colonies, un peu comme les seigneurs en Nouvelle-France.

* prospère : riches
* indépendant : qui est autonome, qui n’a pas besoin des autres pour survivre
* rentes : loyer que les censitaires doivent payer à chaque année au seigneur. (recitus)
* esclave : personne qui n’est pas libre
* théâtre : art dans lequel des comédiens jouent un rôle sur la scène. (recitus)
* élite : classe sociale qui est importante

 Auteur : Léon Robichaud | Version originale en français

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