Le propriétaire de la plantation était le maître de son domaine. Sa famille habitait dans une belle grande maison. Les maisons des maîtres étaient blanches pour qu’elles soient moins chaudes. Les esclaves habitaient à l’écart dans de petites huttes, souvent faites de paille ou de branches.

Chaque plantation essayait d’être autosuffisante, c’est-à-dire de produire tout ce qu’il lui fallait pour répondre à ses besoins. Environ 10 à 20% des esclaves avaient donc des tâches particulières : forgeron, charpentier, cordonnier, domestique ou sage-femme. Le reste des esclaves travaillaient aux champs.

La présence d’un grand nombre d’Africains influençait la vie sur les plantations. Le climat chaud et humide de la Virginie, de la Caroline et de la Géorgie ressemblait à celui de l’Afrique de l’Ouest. Comme en Afrique, les gens travaillaient tôt le matin et tard le soir, mais ils se reposaient pendant l’après-midi. Alors que les Puritains du Nord interdisaient les loisirs et le repos, les habitants du Sud avaient un mode de vie plus lent.

Les esclaves étaient soumis aux volontés de leurs maîtres, mais ils tentaient de conserver une certaine autonomie. Les familles d’esclaves pouvaient être séparées suite à la vente d’un des parents. La collaboration entre eux devenait donc très importante pour s’occuper des enfants.

Une fois le travail pour le maître terminé, les esclaves pouvaient cultiver leur propre jardin, élever des poules, chasser et pêcher. Ils pouvaient ainsi compléter le menu habituel de maïs et de porc salé. Quelques rares esclaves arrivaient même à accumuler assez d’argent pour acheter leur liberté. Ils rêvaient toujours d’être libre un jour.

* esclave : personne qui n’est pas libre
* hutte : cabane, petite maison
* domestique : personne qui travaillait dans la maison pour répondre aux besoins des maîtres (ex: en faisant les repas, le ménage, etc.)

 Auteur : Léon Robichaud | Version originale sur français

See also – Traces of the past:

enEnglish