En Nouvelle-France, on travaillait fort et on mangeait beaucoup. Les gens prenaient trois ou quatre repas par jour. L’heure des repas n’était pas toujours la même chez les agriculteurs. En fait, avec tout ce qu’ils devaient faire pendant l’été, les paysans suivaient l’horaire du soleil. 

Le déjeuner se prenait très tôt pour que l’habitant puisse commencer son travail dès le lever du soleil. Il mangeait du pain. 

À midi, les gens arrêtaient de travailler pour le dîner. Premièrement, on mangeait un potage, une soupe de légumes, avec du pain. Le pain remplaçait les pommes de temps puisqu’il n’y en avait pas en Nouvelle-France en 1745. Pour le plat principal, les travailleurs mangeaient de la viande bouillie (cuite dans l’eau), rôtie (cuite sur le feu) ou en ragoût (cuite dans la sauce). S’il y avait un dessert, c’était souvent des fruits. 

Le paysan travaillait l’après-midi et arrêtait avec le coucher du soleil. Le souper se prenait en fin de journée. On mangeait souvent la même chose qu’au dîner. En fait, on préparait une seule grosse quantité de nourriture qui servait pour le dîner et pour le souper.

Le vendredi, la religion interdisait aux catholiques de manger de la viande. Les gens se nourrissaient alors avec des légumes, du poisson et des oeufs. 

Les plats dépendaient des saisons. Les fruits et les légumes étaient mangés frais lorsqu’ils étaient cueillis. Le reste de l’année, les gens mangeaient les réserves et la viande des animaux.

Les aliments changeaient aussi selon la richesse des habitants. Le seigneur mangeait plus de nourriture chère, comme le chocolat, qui venait d’ailleurs, alors que le paysan mangeait ce qu’il y avait dans la nature. 

Auteur : Service national du Récit de l’univers social |

Voir aussi – Traces du passé:

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