Au début de la colonie, presque tout le monde vivait du commerce des fourrures. Jean Talon, l’intendant, a eu l’idée de lancer de petites compagnies pour profiter des ressources naturelles de la colonie. Cela permettrait aussi à la colonie d’être plus indépendante de la France. C’est Gilles Hocquart qui a eu l’idée de démarrer des industries lourdes*.

Ces industries demandaient beaucoup d’argent. Le roi a accepté d’en donner. Lorsqu’une personne donne de l’argent à quelqu’un pour commencer une industrie, cela s’appelle “subventionner”. Le roi a subventionné deux industries importantes : le bois et le fer.

On avait déjà pensé à exploiter le bois pour faire des planches. Des moulins pour couper le bois sont apparus partout dans la vallée du Saint-Laurent. Mais le transport coûtait cher. Hocquart a donc proposé de construire des bateaux à Québec, directement dans la colonie. C’était une réussite. Les colons avaient construit quatre gros navires. Ces bateaux avaient des noms très canadiens comme le Caribou, le Castor et l’Orignal. Le bois ne manquait pas. Il fallait seulement faire venir des artisans de France pour les construire. C’était moins cher de payer des artisans que d’acheter des bateaux. 

En Nouvelle-France, il y avait aussi du fer. Les Forges du Saint-Maurice, dans la ville de Trois-Rivières, ont été créées en 1730. Il a fallu avoir la permission du roi pour travailler le fer. Les forges* servaient à produire des poêles pour se chauffer, des clous, des boulets, des canons, des marmites pour cuisiner, des haches et tout ce qui était en fer.

C’était ainsi plus facile d’acheter ces objets faits en Nouvelle-France que d’attendre qu’ils arrivent par bateau de France.

 

* industrie lourde : activité économique qui demande beaucoup de matériaux, d’outils et d’argent.
* forge : lieu où est transformé le métal en objets.

Author:  Service national du Récit de l’univers social

 

Voir aussi:  Traces du passé:

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